🛑 MANIFESTE DES ORGANISATIONS DES SOCIETES CIVILES ET DES DIASPORAS DES 15 PAYS AFRICAINS D’EXPRESSION FRANÇAISE

🛑 MANIFESTE DES ORGANISATIONS DES SOCIETES CIVILES ET DES DIASPORAS DES 15 PAYS AFRICAINS D’EXPRESSION FRANÇAISE

En soutien à la plainte déposée par le Gouvernement de transition malien contre l’État français au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies

• Considérant la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 en ses articles 01, 03, 04, 08, 21, 22, 25 alinéa 1, 26 alinéa 1 et 28 ;

• Considérant la Charte de l’Organisation des Nations Unies qui dispose en son article premier les buts de l’organisation, à savoir :

  • Maintenir la paix et la sĂ©curitĂ© internationales ;
  • DĂ©velopper entre les nations des relations amicales fondĂ©es sur le respect du principe de l’Ă©galitĂ© de droits des peuples et de leur droit Ă  disposer d’eux-mĂŞmes ;
  • RĂ©aliser la coopĂ©ration internationale en rĂ©solvant les problèmes internationaux ;
  • ĂŠtre un centre oĂą s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes ;

• Considérant que la France et le Mali sont membres de l’Organisation des Nations Unies à titre égal ;

• Considérant la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies par le gouvernement de transition malien sur les violations répétées de l’espace aérien du Mali par la Force française Barkhane ;

• Considérant que le Mali affirme dans sa saisine détenir plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l’espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions ;

• Considérant que ces actions de la France dénoncées par le Mali se situent en dehors de toute légalité internationale et violent les principes mêmes de l’Organisation des Nations unies dont elle est membre ;

• Considérant que le coût humain, économique et politique des activités des groupes terroristes dans le Sahel, endeuillant et poussant chaque jour à l’exode des milliers de familles africaines, est un scandale inacceptable qui ne peut plus durer ;

  1. Apportons notre soutien inconditionnel à la démarche du Gouvernement de transition malien dans sa saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies ;
  2. Interpellons l’ensemble des États membres de l’Organisation des Nations unies pour une contribution effective à la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité en vue d’examiner la plainte du Mali ;
  3. Dénonçons et condamnons l’initiative du président sénégalais, M. Macky Sall qui tenterait une médiation entre le Mali et la France, selon une déclaration de presse de Mme Aïssata Tall Sall, ministre sénégalaise des affaires étrangères ;
  4. Rappelons que selon la Charte des Nations Unies, seuls le Conseil de sĂ©curitĂ© et/ou l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU sont habilitĂ©s Ă  traiter les litiges ou contentieux entre les États membres, ce qui Ă´te toute lĂ©gitimitĂ© ou base lĂ©gale Ă  un État tiers de se poser en mĂ©diateur, sauf Ă  ĂŞtre expressĂ©ment mandatĂ© pour cela par le Conseil de sĂ©curitĂ© et/ou l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, ce qui n’est pas le cas du prĂ©sident sĂ©nĂ©galais ;
  5. Invitons le prĂ©sident du Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU Ă  convoquer une rĂ©union d’urgence du Conseil et Ă  inscrire la question Ă  l’ordre du jour de la 77ème session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU qui dĂ©butera le mardi 13 septembre 2022 ;
  6. Estimons que la saisine du Mali est une opportunitĂ© exceptionnelle pour le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU d’Ă©lucider de manière dĂ©cisive les raisons de la persistance et de l’expansion du terrorisme et du chaos dans le Sahel, malgrĂ© la prĂ©sence massive des forces armĂ©es internationales ayant pour mission de le combattre et de contribuer au maintien de la paix.
  7. Invitons enfin la jeunesse africaine et les forces progressistes de tous bords à rester mobilisées et à user de tous les moyens habilités pour que la saisine du Mali soit examinée par le Conseil de sécurité, les faits exposés et les responsabilités établies.

En cas de refus d’examen de la plainte du Mali, nous nous réservons le droit d’obtenir ces preuves et de les divulguer au monde entier.

Publié par professeurfranklinnyamsiwakamerun

Professeur agrégé, docteur en philosophie, je suis auteur de nombreux ouvrages littéraires, politiques et philosophiques. Citoyen du monde engagé pour l'Etat de droit et la démocratie en Afrique comme ailleurs, je crois que la réussite consiste à toujours bien entreprendre.

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